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Emission de gaz à effet de serre

Dans les émissions des avions, quelles substances contribuent au réchauffement climatique ?
Le dioxyde de carbone (CO2) :
le gaz carbonique est le gaz à effet de serre (GES) le plus courant. Il emprisonne la chaleur dégagée par la Terre et l’empêche de quitter l’atmosphère, ce qui provoque le réchauffement ou effet de serre.
Les oxydes d’azote : en particulier le protoxyde d’azote qui se décompose plus rapidement à proximité de la surface de la Terre que dans l’atmosphère, par conséquent l’impact des émissions produites par le transport aérien est beaucoup plus grand que celui produit par les voitures. Ce polluant atmosphérique acidifie les précipitations, appelées pluies acides.
L’ozone : ce gaz assure la protection de la Terre contre les rayonnements ultraviolets, il a toutefois un fort effet de serre.
La vapeur d’eau : la vapeur d’eau est rejetée dans l’air par la combustion. Présente dans la haute atmosphère, elle peut s’y concentrer et contribuer à la décomposition de l’ozone.
Le méthane (CH4) : l’impact de ce gaz à effet de serre est 20 fois plus important que celui du CO2. Ce gaz met très longtemps à disparaître. Les émissions d’oxydes d’azote réduisent la concentration du méthane et par conséquent l’effet de serre produit, toutefois cet effet est lent.
Les oxydes de soufre contribuent aux pluies acides, pourtant leur effet est moins important que celui des oxydes d’azote.

Les traînées blanches des avions sont-elles néfastes pour le climat ?
Les traînées de condensation formées par les réacteurs des avions font obstacle aux rayonnements ultraviolets, elles assurent ainsi un peu de rafraîchissement et renvoient la chaleur de la Terre à l’intérieur de l’atmosphère, ce qui entraîne un réchauffement. Elles contribuent en fin de compte au réchauffement de la Terre, surtout la nuit.

Comment mesurer les émissions d’un vol ?
Ces émissions sont calculées à partir de valeurs moyennes définies par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement). Reconnues dans le monde entier, ces valeurs sont très utilisées :
> 0,18 tonne de CO2 par 1 000 km pour les vols courts et moyen-courrier (moins de 1 000 km)
> 0,11 tonne de CO2 par 1 000 km pour les vols long-courriers (plus 1 000 km)

Ces valeurs d’émission sont des moyennes. Pour calculer les émissions produites par votre itinéraire de vol, nous avons considéré un avion moyen avec un taux de remplissage moyen.

Les émissions de tous les gaz à effet de serre (GES) mentionnés et expliqués dans la question précédente, sont calculées en multipliant par 2 la quantité de CO2 (COM 2005: Reducing the Climate Change Impact of Aviation. Bruxelles).

 

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